Code IS dead
Code IS dead
Mais genre mort de chez mort. Je me souviens avoir discuté de cette problématique avec mon ami et grand maître Nabil Belakbir CTO chez Nemo Technology il y 3 ans. Nous jouions à l’époque avec un plugin de Visual Studio appelé “AI code” ou quelque chose du genre. Il permettait d’intégrer directement le chatGPT de 2022 dans l’éditeur tout en évitant les pénibles copier-coller. Ma première claque de fier software craftman venait de là.
J’ai essayé de résister autant que possible par des discours du style :
- Le code doit être revu par un être humain
- Difficile d’introduire les bons patterns dans l’IA
- L’IA n’aura pas tout le contexte de l’application, des applications autour et des besoins métiers
- L’architecture logicielle demande une vision globale high-level propre à la sagesse humaine (lol)
- Impossible de confier de la production à une IA
- Il faudra faire une passe d’optimisation sur les endroits critiques (concurrency, performance, base de donnée, latency et surtout sécurité)
- Laisser une IA écrire une API publique c’est du suicide
Puis, une à une, ces certitudes se sont effondrées. Dans ma tête d’abord (si la progression des LLMs dans les benchmarks continue, on est foutus) puis dans les réseaux sociaux (les grandes boites commencent à utiliser massivement l’IA de manière autonome) et enfin chez les influenceurs qui ne jurent plus que par elle (parmi lesquels il y a de grands noms de la tech mondiale, certains ayant accès à des versions preview des LLMs avec 6-12 mois d’avance).
Enfin je me suis battu dans quelques posts LinkedIn et ses commentaires contre des modérés de l’IA avec leur discours feutré et bienséant. L’IA sera le compagnon de l’être humain, l’IA ne va jamais remplacer les codeurs, l’IA ne sait pas écrire du code utilisable blabla…
Au fond de moi, j’espérais qu’ils aient raison. Vraiment.
Puis, un de mes contacts que je respecte beaucoup dans la tech américaine me rappelait chaque 2-3 mois “Issam prépare toi, tu n’as encore rien vu…”. Les signaux étaient là, loin du wishful thinking et de l’optimisme naïf.
Aujourd’hui, les gens commencent à se mettre d’accord que gpt6-Astra est AGI. Je pense qu’AGI est un glissement lent, une réalisation progressive des intellectuels de l’IA plutôt qu’un modèle tombe du ciel. Mais cette fois-ci, nous y sommes les amis.
J’ai écrit mes dernières lignes de code en octobre 2025, et j’ai revu attentivement ma dernière PR il y a quelques semaines. Je continuerai probablement à regarder les parties du code sensibles (sécurité, API publiques etc) mais le code est devenu assembleur et le codeur est devenu un artiste superviseur qui guide l’IA vers la valeur, l’expérience et l’utilité.
Le code est donc bel et bien mort, et le métier de développeur fini terminado baraka. Vive l’ère de l’IA !